Ministère
de l'Education Nationale et de la
Formation Professionnelle
Commission
Nationale des
Programmes
Education Sportive
Les
séjours sportifs prolongés
Document
élaboré par la Commission Nationale et adapté lors de la
séance plénière du
8 mai 1996
Les séjours sportifs
prolongés
A. Définitions
Par séjours sportifs
prolongés il faut entendre toute activité d'un groupe
scolaire où enseignants et élèves sont réunis
essentiellement dans le but d'un apprentissage ou d'un
perfectionnement sportif, pour une période
limitée et dans un
environnement autre que le milieu scolaire traditionnel.
Par stage on entend une
période de formation ou de perfectionnement organisé à
l'attention des élèves issus de différentes
classes,
de différents âges voire de différents
établissements scolaires.
Par classe on entend une
période de formation d'un groupe issu d'une seule classe ou de plusieurs
classes du même âge
d'un même établissement
scolaire.
1. Stages ou classes interdisciplinaires
Les stages ou classes
interdisciplinaires comprennent des périodes de formation comportant une
part variable de cours
théoriques. Ce type de séjour peut
avoir lieu au Luxembourg ou à l'étranger.
Dans le cas d'un séjour au
Luxembourg, des enseignants de l'établissement scolaire sont
présents au centre de formation
pour un temps
limité en se relayant et orientent
leur cours vers un thème limité
fixé d' avance par le professeur d'
éducation physique ( éventuellement en collaboration
avec les autres enseignants ) .
Dans le cas d'un séjour
à l'étranger, des enseignants d'autres branches font partie de
l'encadrement permanent. Ils peuvent
orienter leurs cours vers
un thème interdisciplinaire ou pluridisciplinaire. Ils
sont présents pour la durée du séjour et
auront également des fonctions de surveillance.
2. Stages ou classes purement sportifs
Par ce terme, il faut entendre
des périodes de formation où l'apprentissage de contenus sportifs
(théorie et pratique) ainsi
que les aspects socioculturels sont au
cur des préoccupations.
Dans le cas d'une classe
sportive, une partie du temps du séjour peut être
réservé pour assurer un programme scolaire
normal mais
allégé.
De
tels stages ou classes peuvent avoir lieu au Luxembourg ou à
l'étranger.
Les
séjours sportifs prolongés, en raison de leur haute valeur
éducative et formative sont du domaine de la responsabilité
de l'école( publique) et sont à organiser en principe pendant la
période scolaire.
B. Objectifs
Préambule
Dans un
monde en changement permanent, les
tâches attribuées à
l'école peuvent évoluer
aussi. Ainsi l'école
d'aujourd'hui, plus
que par le passé, doit aller au-delà de l'instruction,
elle doit se doter de moyens pour réaliser une
véritable éducation.
On demande de plus en plus
à l'école de s'ouvrir sur la vie, duvrer dans des
situations concrètes et complexes, Elle peut
le faire en sortant
l'élève du vase clos de la cellule familiale et de la salle de
classe,
C'est à
l'école de trouver des moyens pour planifier et
faire vivre concrètement des situations qui mettent en
jeu des
qualifications-clés de la vie des jeunes et
adolescents, mais également de leur vie future d'adultes.
L'école devrait, entre
autres, éduquer les jeunes à une utilisation profitable de leurs
temps de loisir, les inciter à dépasser
une attitude de
consommateur passif pour en faire des
acteurs. Les activités physiques et sportives se
prêtent à une
merveille à cet exercice.
Objectifs pédagogiques généraux
1. Apport original au développement de la
personnalité
Au moyen de séjours
sportifs prolongés, les jeunes devraient trouver un accès
à une autonomie relative pour les petites
choses de la vie de tous
les jours, loin du foyer familial. On pourrait parler d'un second sevrage.
Ces séjours
peuvent permettre ou accélérer
la découverte de potentialités,
d'intérêts et de motivations
parfois
insoupçonnées chez les jeunes.
Elles se prêtent à
la création de situations de réussite, de plaisir, voire
d'aventure que les élèves peuvent vivre et savourer
et qui
font le plus souvent défaut dans la vie de tous les jours.
La création de
situations-tâche qui appellent un certain
engagement personnel avec tout le
retentissement physique,
émotionnel et affectif qui s'y
rattache est possible dans le cadre de tels séjours.
Ceux-ci comportent la
possibilité de mettre l'élève
dans des situations de découverte et
de maîtrise de soi dans un
contexte inhabituel, face à des éléments naturels, ceci
loin du milieu sécurisant habituel. Ils peuvent permettre l'accès
à
des
pratiques sportives réputées être réservées
à certaines couches sociales.
Enfin les séjours sportifs
prolongés mettent les jeunes dans des situations où il leur est
demandé de gérer les multi pies
exigences posées par
le programme du séjour ( exigences sportives, scolaires, culturelles,
relationnelles. .)
2. Apprentissage et développement de
qualités psycho-sociales
Pour les jeunes, tout au long
d'un tel séjour, il s'agit de vivre en commun, ce qui signifie qu'ils
doivent montrer des qualités d'entraide,
de respect et de
responsabilité, garants d'une acceptation réciproque, tout en
acceptant contraintes et agréments d'un séjour
sportif
prolongé.
Ainsi ils doivent savoir
gérer des situations relationnelles multiples aussi bien dans le sens
d'une collaboration que dans
celui d'une opposition.
Les contacts avec
les condisciples et avec les enseignants
peuvent facilement devenir différents dans
le sens d'une
découverte réciproque sous
un angle différent.
Souvent, des séjours d'un
tel type permettent des contacts avec des jeunes d'autres écoles ou
d'autres pays. De même-, la
découverte de milieux et
régions inconnus et différents de ceux qu 'habitent les
élèves peuvent contribuer à élargir le
développement psycho-social des jeunes.
Le respect et l'utilisation
responsable de l'infrastructure et du matériel mis à disposition
des jeunes sont d'autres qualités à
promouvoir pendant ces
séjours.
Enfin le respect du personnel extrascolaire est à souligner.
3. Apprentissage et développement d'approches
pluri-, trans- et interdisciplinaires
Ces objectifs qui peuvent
être visés au moyen de "séjours à thème",
mettent en jeu des éléments
intellectuels, sportifs-,
socio-culturels, psycho-sociaux..........................et mettent en relation
des enseignants de
branches les plus diverses. Ces
approches, difficilement abordables dans le cadre normal de la scolarité
peuvent trouver
un cadre catalysateur à l'occasion d'un
séjour prolongé.
4. Présentation de l'institution "Ecole" sous
un angle différent
L' aspect rigide de la vie
scolaire traditionnelle pouvant être partiellement abandonné lors
de séjours sportifs prolongés, un gain de
confiance,
une amélioration des relations entre
les élèves et l'institution "Ecole"
deviennent envisageable. Il est plus
facile de
promouvoir ainsi une école, lieu
d'action et non (toujours) de sélection.
5. Responsabilité des élèves
dans des processus d'organisation
Avant, pendant et après le
séjour, il est possible d'engager partiellement la responsabilité
des élèves, dans la mesure de
leur âge et
capacités respectifs. Il
de consommateur (payant).
y a
lieu de provoquer par ce biais un certain engagement et d'éviter une
simple attitude
Objectifs spécifiques en éducation
physique et sportive
1. Elargissement de la gamme d'activités
physiques et sportives
Il s'agit de permettre un
accès à des activités physiques et sportives ne pouvant
être abordées dans des situations normales
d'enseignement.
Plusieurs critères peuvent être pris en
considération pour décider des activités à offrir.
-valence "loisir" en vue d'une
pratique périscolaire et
postscolaire
-valence actualité
-valence "life-time", en vue de l'acquisition d'habitudes de
pratique sportive
accessibles pendant toute la vie
-valence sociale, en vue d'éviter
des pratiques sportives trop
isolées, en
vue plutôt de promouvoir des pratiques sportives
sociales pleines d'aspects interrelationnelles
-activités
nécessitant un dépaysement prononcé
-activités nécessitant un
équipement spécial
Le souci
général est celui d'une
participation réfléchie et responsable
au phénomène de plus en plus
développé du
tourisme sportif et
des vacances sportives, dans le sens du
développement d'habitudes et d'attitudes
adéquates, d'un
savoir-faire et d'une confiance suffisante pour adhérer aux
formes populaires et moins coûteuses de vacances sportives.
2. Attitude
positive face aux exigences d'une pratique sportive journalière, voire
plusieurs fois
jour sur une période prolongée
par
Il s'agit de faire
découvrir aux élèves leurs limites physiques et psychiques
face à ces exigences et les mettre en mesure de
les
gérer. Les séjours prolongés permettent
également de développer auprès des jeunes
une attitude positive face aux
efforts physiques et sportifs répétés et
prolongés.
3. Découverte et maîtrise
d'activités physiques et sportives
sous
leur aspect de
-la sécurité pour
le pratiquant et de tierces personnes
-du respect envers l'environnement,
le milieu naturel et culturel
-l'apport émotionnel et
hygiénique pour l'individu -l'apport social et relationnel
qu'ils peuvent apporter pour l'individu et le groupe.
4. Récompense ou aboutissement d'un effort
sportif
fourni pendant toute
l'année scolaire dans la mesure où le séjour est
réservé aux élèves ayant des mérites
spéciaux dans le
cadre des activités physiques et sportives
scolaires et périscolaires.
C. Organisation pratique
1. Choix des participants / Taux de participation
En raison de la valeur hautement
pédagogique, chaque élève devrait pouvoir profiter au
moins une fois au cours de sa
scolarité d'un séjour sportif
de longue durée.
En principe, tous les
élèves d'une classe concernée devraient participer
au déplacement afin de pouvoir atteindre les
objectifs fixés au niveau du "groupe classe". Un tel séjour reste
cependant réalisable dans le cas du désistement d'une
partie
des élèves. On peut envisager
un taux d'adhésion minimum de 75%
des élèves concernés comme
critère
d'orientation.
Pour
des raisons pratiques d'organisation, des regroupements de classes de
même niveau sont possibles.
Les enfants qui ne participent
pas à des séjours organisés dans le cadre de la
période scolaire (p. ex. classe de neige)
doivent satisfaire
à l'obligation scolaire, le cas échéant en
fréquentant une autre classe ( circulaire août 95 No A 07 / 1995
du
MENFP). Les élèves non participants sont à inclure, dans
la mesure du possible, dans des activités utiles.
Il n'est pas du tout
déplacé d'écarter un élève trop turbulent
(circulaire SE -No 144 du 13.04.87) ou un élève dont les
capacités sont manifestement insuffisantes pour pouvoir supporter le
programme prévu.
La
décision définitive quant à la participation d'un
élève appartient aux parents.
2. Choix du lieu et du moyen de transport
Le
lieu choisi doit permettre d'atteindre de façon optimale les objectifs
fixés pour le séjour.
Plusieurs facteurs sont à considérer:
a)
L'hébergement
Sont à prendre en compte
des gîtes, petits hôtels, pensions de famille, chalets, refuges,
centre de jeunesse (p. ex.
UCP A, ADEPS) auberges de jeunesse etc., de
préférence éloignés du grand trafic.
Une
comparaison de plusieurs offres s'impose.
Il
faut bien analyser le contrat de location / hébergement.
Il faut surtout éviter de
se faire loger dans des conditions insuffisantes d'hygiène et de
sécurité. En cas d'accident
ou de sinistre, la
responsabilité des organisateurs serait entièrement
engagée (circulaire SENo 144, A 87).
Une
inspection préalable des lieux est fortement recommandée.
b)
La
distance
Elle représente un facteur important dans le coût du
séjour ainsi que pour la durée du séjour.
Elle peut également influencer l'encadrement pour le
séjour.
c)
Les
moyens d'accès
La facilité d'accès
conditionnera les moyens de transport choisis (bus, train, voitures).
L'organisation des
activités sur place influence également
le choix du moyen de transport
(nécessité d'un bus
sur place ou non ...)
La mobilité des personnes responsables sur
place doit être garantie (p. ex. en cas d'accident ou
de
maladie)
d)
Géographie, climat, altitude
Ces
facteurs ne doivent pas donner inutilement à des difficultés
animation / Surveillance
e)
Les possibilités
d'éparpillement ne doivent pas être importantes. La surveillance
doit être facilement réalisable,
surtout pendant la nuit. Le
lieu doit permettre de maintenir le groupe en animation centralisée.
3. Durée du séjour / Période du
séjour
En principe, la durée des
séjours est d'une semaine. Des variations sont possibles sans être
inférieures à 3 jours. Le séjour
doit être
d'une durée suffisante pour pouvoir atteindre les objectifs
fixés.
Du point de vue
administratif, la durée d'une semaine semble la
plus facile à gérer en ce qui concerne
l'organisation
scolaire.
La
période est à choisir de façon à profiter des
conditions climatiques, touristiques et financières optimales.
4. Programme des activités
Il va de soi
que le programme prévu pendant un
séjour sportif dépend du type de
séjour, de l'âge et du degré
de
préparation des élèves.
Il faut savoir que les
organisateurs sont responsables pour décider si les activités ou
épreuves prévues ne dépassent pas les
aptitudes et
capacités des élèves ( circulaire SE No 144, 1987).
Le programme de
séjour peut englober des activités
d'enseignement (interdisciplinaire ou classique),
des activités
sportives et des
activités socio-éducatives et
socio-culturelles. La part attribuée
à chacune de ces catégories
sera en
fonction
-du type de séjour
-des objectifs poursuivis
-des possibilités offertes par le milieu
ambiant et
l'infrastructure du centre d'accueil
5. Encadrement
Une
équipe d'encadrement opérationnel pour un séjour sportif
prolongé devrait se composer des personnes suivantes:
I.
Un enseignant
(d'éducation physique et
sportive) organisateur-coordinateur
séjournant sur place en
permanence avec les élèves et secondé par un ou
plusieurs collègues
2.
Des spécialistes dans
certaines activités sportives peuvent venir compléter
j'encadrement. Ceux-ci peuvent soit
provenir du corps enseignant de
l'établissement, soit être des personnes extérieures, soit
être des moniteurs
(spécialistes) mis
à disposition des groupes par les structures d'accueil. Leur nombre
dépend de la réglementation
du centre, de la nature de
l'activité et de l'âge des élèves. On peut
recommander une personne d'encadrement
technique pour 6 à 15 élèves
3.
Pour les classes dont le
programme comprend des activités d'enseignement (interdisciplinaires ou
classique), 2 à
plusieurs enseignants qui assurent cet enseignement
compléteront l'équipe d' encadrement.
Dans
le cas d'un séjour au pays ces enseignants rejoignent le lieu du
séjour selon leur disponibilité.
Dans le cas d'un séjour au
pays, ces enseignants peuvent être présents pour toute la
durée du séjour et peuvent avoir une
fonction de
surveillance.
Selon la réglementation en
vigueur, la surveillance doit être garantie jour et nuit. Sa
qualité et son intensité doivent être
déterminés en fonction des risques en présence, de
l'âge des enfants, de leurs aptitudes physiques et intellectuelles de
même que de leur comportement général. Dans le cas de
situations et de comportements dits normaux on peut compter un
surveillant pour 6 à 10
enfants (circulaire "Sécurité à l'occasion des classes
nature, de neige, de sports, de mer, de loisirs
etc. , SE No 144, 1987).
Pour des groupes
d'élèves de l'enseignement post-primaire dont le comportement et
les capacités sont bien connus par les
responsables du
séjour, un surveillant pour 15 élèves peut suffire. Peut
être considérée comme surveillant toute personne
agréée comme telle
par le directeur de l'établissement (parents d'élèves,
moniteurs spécialisés, bénévoles...) ainsi que le
personnel permanent du centre
d'accueil.
Il
est d'un grand intérêt d'avoir parmi le personnel d'encadrement
-des responsables des deux sexes
-des personnes capables d' organiser des activités
socio-culturelles
-des personnes ayant des notions
de premier secours resp. des
connaissances médicales
suffisantes
Dans certains cas il est
recommandé de recourir à des personnes du personnel technique de
l'établissement scolaire ou à
des parents
d'élèves ou autres personnes
volontaires ayant les qualités requises
pour encadrer les élèves dans
les
meilleures conditions de
sécurité et agréées par le chef
d'établissement (Formulaire S No 41).
En conclusion, on peut dire que
l'organisation et l'encadrement d'un séjour sportif prolongé ne
doit pas incomber à une
seule personne, mais bien à une
équipe d'enseignants hautement motivés, de
préférence titulaires dans la ou les classes
concernées.
6. Démarches et autorisations /
Assurances
Démarches
Il
importe d'entreprendre dans des délais raisonnables toutes les
démarches en rapport avec l'organisation proprement dite
-réservation de
l'hébergement
-organisation du transport et de la (des) voiture(s)
d'accompagnement
-location de l'équipement sportif
-prise de
contact avec l'équipe spécialisée du centre d'accueil
-réunions et
bulletins d'information aux élèves et parents
-demande de subside
-mise en place d'un budget
Autorisations
Aux termes du règlement
ministériel du 29.5.78, l'autorisation la plus importante est celle du
chef d'établissement. Celle-ci
n'est pas forcement évidente,
si le déplacement est prévu pendant les vacances, mais elle est
subordonnée à l'application
de
l'assurance obligatoire contre les accidents (circulaire SE 144,1987).
Pour les séjours à l'étranger, ilest indispensable que les
enseignants disposent d'un ordre de mission.
Il
faut absolument demander l'autorisation écrite préalable
individuelle des parents comprenant
-l'autorisation de principe de
participer au séjour. Cette participation
peut
être subordonnée à certaines règles de comportement
bien
définies
-éventuellement une autorisation de sortie du territoire
-obligatoirement une procuration
permettant aux responsables de
prendre toutes les mesures
nécessaires en cas d'accident ou de maladie
d'un
élève
Assurances et responsabilité civile
Il convient de citer en premier
lieu le règlement grand-ducal du 30 mai 1974 portant extension de
l'assurance obligatoire
contre les accidents aux activités
scolaires et périscolaires. En vertu de ce règlement, les
accidents scolaires sont assimilés
aux accidents du
travail et l'Association d'assurance contre les accidents
indemnise automatiquement les élèves et
les
enseignants victimes d'accidents
scolaires.
Cette indemnisation ne porte
cependant que sur le dommage corporel et sur le dommage matériel
accessoire au dommage
corporel, le préjudice purement
matériel et le préjudice moral n'étant pas couverts.
Le règlement
ministériel du 27 mai 1975
agrée un certain nombre d'activités
péripréscolaires, périscolaires et
périuniversitaires en vue de l'exécution du règlement
grand-ducal du 30 mai 1974 précité.
En plus il existe le
règlement grand-ducal du 8 juillet 1992 portant modification du
règlement grand-ducal modifié du 30
mai 1974 portant
extension de l'assurance obligatoire contre
les accidents aux activités préscolaires,
péripréscolaires,
scolaires, périscolaires,
universitaires et périuniversitaires.
Pour certaines de
ces activités, l'assurance s'étend
non seulement à l'activité
elle-même, mais également au
séjour
éventuel et aux loisirs connexes à
l'activité.
Les élèves, de
même que les enseignants et autres membres du personnel sont ainsi
assurés au même titre qu'à l'occasion
de leurs
tâches journalières normales. Les moniteurs et aides
"bénévoles et temporaires" qui sont à considérer
comme des
tiers, doivent être déclarés
spécialement au moyen du
formulaire SE no 41.
Cependant l'assurance-accidents (gratuite et toujours
intégralement à charge de l'Etat ne suffit pas.
On doit citer la loi du
dispose que l'établissement d'enseignement ( et donc en l'occurrence
l'Etat pour les lycées et lycées techniques ainsi que
les
communes pour les écoles primaires) répond du dommage
causé par les élèves pendant le temps qu'ils sont sous la
surveillance des enseignants, à l'intérieur ou à
l'extérieur de l'établissement.
1er septembre 1988 relative à la responsabilité civile
de l'Etat et des collectivités publiques qui
Même si cette
nouvelle disposition législative ne
supprime pas la responsabilité civile
personnelle de l'enseignant
découlant des article
1382 et 1383 du Code civil (responsabilité pour fautes), il est
cependant certain qu'en pratique elle
va, en conjugaison avec les
dispositions du Code des assurances sociales relatives à
l'assurance-accidents précédemment
citées, encore
réduire très fortement le nombre de cas où un enseignant
risque d'être assigné devant un tribunal civil par la
victime d'un accident scolaire.
Si l'élève
blessé lors d'un accident scolaire va
être indemnisé de son préjudice corporel
par l'assurance-accidents, la
victime ayant subi un dommage
purement matériel ainsi que la victime tierce étrangère
à l'activité scolaire et non couverte
par
l'assurance-accidents (p. ex. un passant)
pourront réclamer réparation de
leur préjudice devant un tribunal
civil
directement à l'Etat ou aux
communes (à condition bien sûr
que le dommage ait été
causé par un élève sous
la
surveillance d'un enseignant) sur base de la loi du 01.09.88 et
ils ne se retourneront sans doute plus contre l'enseignant
éventuellement fautif.
Il convient encore
de relever que le Ministère de
l'Education nationale a conclu un contrat
d'assurance avec une
compagnie privée qui
couvre notamment la responsabilité civile
des enseignants contre les conséquences
pécuniaires
qu'ils peuvent encourir à
raison de dommages corporels ou matériels causés à des
tiers à l'occasion des activités scolaires
et
périscolaires. Cette assurance doit être considérée
comme complément à l'assurance-accidents obligatoire, qui n'est
pas
une
assurance de responsabilité civile.
Enfin, si en dépit de
toutes ces assurances il arrivait néanmoins à un enseignant de
l'enseignement public d'être condamné
par une juridiction
à verser des dommages-intérêts à une victime d'un
accident scolaire, cet enseignant pourra toujours
invoquer l'article 32,
alinéa 5 du statut général des fonctionnaires de l'Etat
qui prévoit que si le fonctionnaire subit un
dommage en raison de
sa qualité ou de ses fonctions il peut en être indemnisé
par l'Etat pour autant qu'il ne se trouve pas,
intentionnellement ou par faute
ou négligence graves, à l' origine de ce dommage.
(Loi du 24
juillet 1987 en extension de la loi du 16 avril 1979)
Conclusion
Si l'enseignant est comme tout
citoyen pénalement responsable de ses actes et qu'il doit donc exercer
ses fonctions avec la
plus grande prudence et la plus grande
diligence requise, sa responsabilité civile se trouve cependant couverte
par un
grand nombre de mesures et ce n'est que dans des cas exceptionnels
où une faute intentionnelle ou lourde dans l' exercice
de ses
fonctions pourra lui être reprochée qu'il devra endosser les
conséquences pécuniaires de manquements éventuels.
En ce qui concerne
l'assurance-maladie, chaque participant doit se procurer et emporter le
formulaire E 111 de sa Caisse
de Maladie garantissant au sein de pays de
la Communauté Européenne la régularisation automatique des
frais pour soins
médicaux (accidents et maladies) par le biais
d'une caisse locale.
En cas d'avances par le
responsable (autres pays que ceux de la CEE, ambulances, services de secours
etc.) celui-ci doit
ne pas manquer de se faire remettre des quittances.
Dans le cas d'affiliation des
parents à des organismes médicaux resp. de secours il convient de
demander (au moyen de
photocopies) p.ex. les Nos d'affiliation
-de la carte nationale de la
sécurité sociale
-de la carte de membre de la caisse
chirurgicale
-de la carte de membre d'Europe
Assistance
-de la carte de membre d'Air Rescue
Il convient de
demander aux parents de communiquer aux
responsables confidentiellement le cas
échéant toute
information utile et
nécessaire sur l'état de santé de leurs enfants, sur les
allergies, régimes alimentaire, traitements etc.
éventuels ainsi que sur toute anomalie quelconque de leur
comportement.
Afin de garantir un contact
rapide et facile en cas d'urgence, il convient de noter pour chaque participant
tout numéro de
téléphone utile (père,
mère, à domicile et au lieu de travail, médecin de
famille).
Une copie du carnet de
vaccination peut être utile et est donc à emporter. Il est
à vérifier quelques semaines avant le
départ si un
"rappel tétanos" ne s'impose pas.
Il convient de recommander aux
porteurs de lunettes d'emporter un système de fixation des lunettes,
d'emporter une paire
de rechange, ou, à défaut, un
"passeport lunettes" délivré par l'opticien.
7. Moyens de financement
Au
chapitre des dépenses, il faut prévoir des postes pour
-la pension (hébergement /
nourriture) éventuellement des repas froids, des aliments
énergétiques,
des boissons
-le transport
Il
faut penser aux éventuelles navettes ou à des sorties pendant le
séjour.
Il faut penser aux frais de déplacement
de certains intervenants ou surveillants temporaires
-les frais résultant
d'activités socio-culturelles ( excursions, entrées
manifestations culturelles
ou autres. .)
-l'équipement sportif (achat, location)
-l'encadrement technique à indemniser s'il n'est pas compris
dans le prix du séjour
-les frais divers ou réserves (animations, avances sur
factures médicales éventuelles)
Les
recettes nécessaires pour des séjours sportifs prolongés
sont à rassembler
-par le biais de quote-part des participants
-par le biais de subventions possibles
* le SNJ prend à charge
une partie du tarif de séjour lorsqu'il
s'agit d'un séjour au Luxembourg
* souvent les associations de
parents d'élèves accordent des
subventions
* le CEE peut intervenir s'il
s'agit de projets à dimension
européenne
-par le biais d'actions diverses
organisées dans l'intention de rassembler les fonds nécessaires
(disco, lotteries, sponsors. ..)
8. Divers
Il ne faut pas oublier de donner
aux élèves une liste du matériel personnel à
emmener, y compris des conseils sur les
vêtements.
Il
convient de faire une liste du matériel collectif pédagogique et
de premier secours à emmener.
Il est souvent opportun de
prévoir une préparation physique ou technique
plus spécifique axée sur la ou les activités
programmées. Très souvent, les activités sont
inhabituelles pour les élèves et non sans risques. Il faut donc
préparer les
élèves physiquement à ces activités
selon les règles de l'art (circulaire SE No 144,87).
Finalement, il convient
-d'organiser une (des)
réunion(s) d'information pour les élèves et les parents
-d'établir une documentation et de réunir les adresses
utiles sur le lieu de séjour
-de préparer un dossier regroupant toutes les données
sur les élèves participants
Luxembourg, le 15.07.96