Arguments pour l’introduction de 2 leçons d’EPS  
en classe de 3e, 2e et 1ère de l’ES

L’importance   de   l’EPS      est    indépendante   des    filières   de    formation   (ES/EST ;
classique/moderne ;sections/options....) Or, actuellement les classes de 3e à 1ère de l’ES sont
les  seules  à  ne  disposer  que  d’une  leçon  hebdomadaire  dans  tout  l’enseignement
postprimaire

sportive que leurs condisciples du même âge. Il faut harmoniser cette situation, notamment

à plein temps. Ces élèves ont le même droit à une formation physique et

avec les horaires d’éducation physique des classes de 11e, 12e et 13e des différents régimes,
divisions et sections de l’EST en ajoutant une deuxième leçon en classe de 3e,2e et 1ère.

L’évolution actuelle et prévisible de la  société vers une société de plus en plus sédentaire
requiert de la part de l’école des mesures qui vont à l’encontre des méfaits de ce manque
évident de mouvement.
 Ces mesures doivent être suffisantes et efficaces et du point de vue
physiologique, et du point de vue de la construction d’habitudes et d’attitudes

d’une pratique sportive. Actuellement, les élèves de 3e à 1ère ne bénéficient pas de conditions
permettant d’atteindre ces objectifs : la seule leçon actuelle ne représente pas un stimulus
suffisant  pour  engendrer  des  effets  physiologiques  et  psychologiques  positifs  pour  lutter
contre  les    effets  négatifs  de  la  sédentarité  croissante.L’objectif  « santé »  n’est  donc
manifestement pas  accessible dans les conditions actuelles. De surcroît, la diminution des
leçons obligatoires au cours de la scolarité dans l’ES doit nécessairement signaler aux élèves
que cette dimension de l’être humain est d’un importance  marginale. Cela doit être évité  en
rééquilibrant les branches dites intellectuelles d’une part et l’éducation physique de l’autre.

 saines

La description du profil de la branche éducation physique dans le document « Horaires et
programmes » fait état d’une recherche de motivations sportives individuelles, définitives et

durables, d’éducation vers des  acteurs et consommateurs critiques de  sport , d’autonomie
croissante dans les décisions et dans la pratique d‘activités sportives et, finalement, d’une
recherche constante d’éviter des drop-outs dans la pratique sportive. Or, il s’est avéré qu’en
pratique,

avec  une  seule  leçon  d’EPS  hebdomadaire,  ces  objectifs  doivent  rester

largement au niveau de l’imaginaire et que, aux yeux des élèves , la seule dimension
ludique   et   cathartique   de   la   pratique   sportive   au   cours   de   cette   seule   leçon

hebdomadaire  est prépondérante. Là encore, la comparaison avec des classes comparables

de l’EST, disposant, elles, de deux leçons hebdomadaires, montre une différence  énorme dans
le potentiel éducatif. Cette différence énorme a pu être vécue par les enseignants d’EPS qui,
lors de la réforme de l’EST il y a une quinzaine d’années ont pu offrir du jour au lendemain
une 2e leçon d’éducation physique.  

Lors des discussions au  sujet de  la Loi  du 26 mars  1976  ( !)  concernant l’Education

et le Sport il a été renoncé à inscrire le nombre des leçons hebdomadaires d ‘EPS
obligatoires  dans le chapitre III (L’éducation  physique  et sportive  sur le plan scolaire et
périscolaire : art. 8 à 14). Il y a eu cependant  des  déclarations claires quant à l’intention  
sous-jacente :
« Le nombre hebdomadaire des leçons à consacrer à l’éducation physique et à l’initiation

physique

sportive  n’est  pas  inscrit  dans  la  nouvelle  loi.  Le  Gouvernement  estime  toutefois  qu’un
minimum de trois ( !) leçons hebdomadaires dans toutes les classes serait souhaitable. ....le
Gouvernement a fait part de sa ferme volonté de réaliser dans un premier temps un minimum
de  trois  heures  hebdomadaires    d’éducation  physique  et  sportive
 ;  pour  autant  que  ce
minimum  devrait  s’avérer    insuffisant  pour    l’un  ou  l’autre  ordre  d’enseignement,  rien    
n’empêchera de l’augmenter dans la mesure où les  possibilités sont données. Dans cette
expectative, il aurait été contre-indiqué d’inscrire un nombre déterminé de leçons dans la
loi... »

(Rapport  de la Commission de l’Education physique, de la Jeunesse et des Loisirs de la
Chambre des Députés, chargée de préparer la loi en question)

Devant ces déclarations vieilles d’un quart de siècle ( !) il serait décent de viser au moins un

minimum de 2 leçons hebdomadaires pour les élèves restés jusqu'à maintenant avec une
seule et unique leçon hebdomadaire.

L’effort  entrepris  par  les  responsables  scolaires  en  matière  de

revalorisation  de  l’EPS
branche  scolaire  obligatoire
  devrait  se  compléter  par  une  revalorisation  de  la

comme

branche dans les 3 classes susvisées . En effet au cours des deux dernières décennies, l’EPS a
pu bénéficier de la part des responsables scolaires d’un appui conséquent inconnu jusqu’ici,

tant au  niveau  des horaires scolaires qu’à celui de la prise en  compte de l’EPS dans les
règlements de promotion des élèves :

1)  Lors de la réforme de l’EST, il a été accordé aux classes de 7e une troisième leçon qui

n’existait pas auparavant  
2)  De même il a été accordé à toutes les classes du régime à plein temps de l’EST à partir des

classes de 10e une deuxième leçon qui n’existait pas auparavant.
3)  L’EPS est prise en considération dans le calcul de la moyenne annuelle pondérée dans

toutes les classes de l’ES et de l’EST, moyenne qui détermine largement les décisions de
promotion des conseils de classe. Dans les classes terminales des régimes technique et du
technicien dans l’EST, cette moyenne détermine en partie le nombre de dispenses possibles

aux examens de fin d’études respectifs.   
4)  L’EPS, en combinaison avec d’autres branches, fait partie d’une branche de promotion

dans les classes de 7e, 8e et 9e des différentes voies de formation de l’EST. Ce statut ouvre
la possibilité d’un travail de vacances dans la seule branche d’EPS.

Dans la

logique des choses et dans la lignée des efforts déjà entrepris par le Ministère de
l’Education Nationale, il conviendrait de remédier à une des  seules situations dégradantes
qui subsistent  pour l’EPS obligatoire : celle d’une seule leçon hebdomadaire  dans le cycle
supérieur de l ‘ES

Une

comparaison succincte  de l’EPS au Luxembourg    par rapport à d’autres  pays
européens
 montre que celle-ci se situe dans la deuxième moitié du peloton. Pour  une des

scolarités  les  plus  longues  pour  arriver  au  baccalauréat  (13  années),  le  total  des  leçons
d’éducation physique obligatoires tout au long de cette même scolarité est l’un des plus bas. Il
est étonnant de voir notre  pays, hautement civilisé et industrialisé et au niveau de vie hors
pair,
loisirs).  Dans les pays limitrophes et dans pratiquement tous les pays européens, des grilles

accorder si peu d’importance à un facteur important de la qualité de vie (santé et
horaires  comprenant une seule leçon d’EPS
hebdomadaire n’existent pas. Il faut ajouter

qu’en France par exemple, l’EPS fait partie des épreuves du baccalauréat. Il serait urgent de
remédier à cette situation discriminatoire en abolissant les grilles horaires à une seule leçon
d’EPS hebdomadaire.

L’organisation actuelle du cycle supérieur de l’ES permet de préparer de façon honnête tous
genres d’études universitaires ultérieures. Chaque section ou orientation offre des branches  
fondamentales nécessaires à une bonne préparation d’études post-secondaire , sauf pour les   

études  et  les  professions  en  relation  avec  le  sport  et/ou  les  activités  physiques.  Or,  
l’horaire  spécifique (= l’EPS) diminue à l’approche des études ultérieures. Une préparation
propédeutique est donc quasiment inexistante. Cette réflexion ne s’applique non seulement

aux  futurs  professeurs  d’éducation  physique,  mais  également  aux  futurs  enseignants  du
préscolaire et du primaire, aux kinésithérapeutes, aux médecins (du sport). Au delà de ce
cercle potentiel, elle concerne toutes les personnes choisissant une formation et un métier en
dehors du sport, mais qui veulent  contribuer au fonctionnement de la culture sportive en tant

que dirigeants, moniteurs ou autres  entraîneurs. Comment garantir  une solide formation de
base en matière de sport (savoir-faire, savoir, savoir-être) si les moyens disponibles (e.a le
temps disponible) sont insuffisants ?  
Dans ce même ordre d’idées, il serait même tout à fait logique d’introduire une section
« Sport » (section « G »)

Toute autre  formule d’introduire plus d’EPS en 3e/2e/1ère - au moyen par exemple de cours

à options ou en proposant des offres du sport périscolaire-
raisons :
1)  Elle ne répond  pas au principe de l’égalité de la formation scolaire pour tous les élèves.  
2)  Elle s’adresse  à ceux qui en ont le moins besoin, à savoir ceux qui sont déjà motivés.
3)  Elle ne peut pas s’adresser à tous les élèves ; donc l’école ne peut complètement atteindre

est inacceptable pour diverses

pour la totalité des élèves les objectifs qu’elle s’est données.
4)  Elle s’appuie sur des offres dont l’existence est  aléatoire et dont la capacité d’accueil est  

réduite
5)  Elle profite  des efforts d’enseignants motivés  qui font fonctionner le sport périscolaire

depuis des décennies pour justifier un horaire réduit dans le domaine obligatoire ; ce serait

un drôle de merci pour des efforts fournis depuis des décennies.
Par ailleurs la loi du 26 mars 1976 concernant l’Education physique et le sport stipule  à
l’article 9 que « L’éducation physique et sportive est inscrite comme branche obligatoire aux
programmes de toutes les classes des établissements d’enseignement.....secondaire.... »

Dans le cas de l’introduction d’une deuxième leçon d’EPS à partir de la classe de 3e, les
arguments de manque de personnel qualifié et d’installations sportives disponibles sont
en  train de

devenir caduques.  Par ailleurs  c’est le programme et  l’horaire d’EPS qui
doivent  définir  les  besoins  en  personnel  et  en  installations  et  non  l’inverse !
  (Voir

l’introduction de l’informatique dans l’enseignement : un besoin d’enseignement a créé un
besoin en personnel et en matériel :  cela a été / est en train d’être réalisé !).